• .:Chapitre 2:.

    .:Chapitre 2:.

                Lyäna était assise à une table sur la terrasse du café La barbouille en plein cœur de Kerques, capitale du royaume des Hommes. Perdue dans ses pensées, elle réfléchissait à son prochain contrat lorsque la serveuse arriva :

                - Que voudriez-vous Madame ? demanda-t-elle.

                - Une bière, grogna Lyäna. Et c’est mademoiselle, pas madame.

                - Oh ! Désolée mademoiselle. Je vous apporte ça tout de suite.

                Et la serveuse partit. La jeune fille se leva, attrapa un journal posé à l’entrée et s’assit à sa table. Sur la moitié de la première page s’étendait l'image d’un vieux manoir, avec un titre pour le moins évocateurs : « Meurtre au manoir du Comte de Doluba, toujours aucun indice ». Lorsque la serveuse lui servit la bière, Lyäna était déjà en train de lire :

     

      « Seul un tueur à gages accompli a put faire ceci, nous explique le capitaine Gury chargé de l’enquête. Il aurait seulement put éviter les gardes, mais il a préféré les tuer. Peut être avaient-ils vu le visage du meurtrier… Mais cela ne nous explique pas tout. L’homme était apparemment seul et n’aurait pas put battre trois soldats en sachant ceci. Il a sûrement bénéficié de l’effet de surprise. Rien ne nous explique comment il a fait pour entrer dans la maison, à part une fenêtre entrouverte au deuxième étage. C’est la seule possibilité que nous ayons trouvé. Seulement, la façade est presque impossible à escalader. L'homme doit donc être spécialisé dans ce genre d'assassinats. Une fois dans la battisse, il lui a fallut éviter les personne y travaillant, aller directement dans la chambre et, une fois là-bas, détruire les deux sorts de bouclier dont s’entourait le Comte la nuit. Le meurtre était prémédité. L’assassin possédait une lame de verre trempée d’argent, seul moyen de détruire les enchantements. Or, ces lames ne se trouvent pas partout et il faut posséder une grande quantité d’or pour s’en approprier. Nous pensons donc que le commanditaire était haut placé, bien que nous n’ayons aucune preuve. »
      L’enquête est en court mais celle-ci ne se révèle pas très fructueuse. Nous attendons des résultats et vous recommandons en attendant d’être très prudents.
      Le Conseil Royal nous a également demandé de vous avertir que si vous voyez quoi que ce soit de suspect, il vous faudra vous rendre au centre de gardes le plus proche pour en avertir le Commandant.
    Lucas Trimut, du Quotidien Malin

                Lyäna sourit. Personne n’irait penser qu’une jeune fille de dix-sept ans d'apparence sage soit une tueuse à gage. Elle n’avait pas de remords de faire cela, bien qu’elle n’ait pas compris pourquoi elle devait tuer les gardes et non rester discrète comme elle le faisait habituellement en évitant les patrouilles. La jeune fille referma le journal et but une gorgée de bière. Elle était bonne. Excellente même, si on la comparait aux autres. Mais Lyäna n’était pas d’humeur à apprécier la boisson. Certes, son plan avait marché et elle avait réussi à tuer le Comte, mais le commanditaire tardait à lui remettre la somme convenue.

                Quelqu'un toussota derrière elle. Lyäna sursauta. Elle n’avait pas été assez attentive au monde extérieur et s’était encore fait prendre. Heureusement que celui qu’elle devinait derrière elle n’avait pas de mauvaises intentions. Du moins, à ce qu’elle en savait.

                - Monsieur Lorit, le salua-t-elle. Asseyez-vous, je vous en prie.

                - Mademoiselle Verkiel, répondit celui-ci en prenant une chaise.

                Cet homme la connaissait sous le nom qu’elle avait choisi en abandonnant la contrée des elfes. Un nom tout à fait humain : Théa Verkiel.

                - Bien, commença-t-elle. Je suppose que vous êtes là pour me payer. Enfin.

                - Non, trancha-t-il.

                - Non ! Mais pourquoi donc ? J’ai fait le boulot comme vous me l’aviez dit. Jusqu’à aller tuer les gardes comme vous                    me l’aviez demandé.

                - Certes, certes. Mais j’avais bien spécifié que vous ne deviez laisser aucune trace de votre passage. Or, il y a les reste du                cube contenant le sort de bouclier.

                - Donc, dit-elle en s’énervant. Vous refusez de me payer à cause des reste d’un sort détruit ? Mais que vouliez-vous que                j’en fasse des ces restes ? Il était bien plus simple de les laisser sur place ! C’est moi ici la professionnelle ! Donc, si je                  ne reçois pas l’argent avant demain, je vous jure que vous ne pourrez plus jamais engager un assassin, si vous voyez                    ce que je veux dire.

                Il hocha la tête. Lyäna avait la certitude qu'il la comprenait. Après tout, ce ne devait pas être la première fois qu'on le menaçait surtout si il refusait de payer à chaque assassin qu'il employait. Ce qui, selon elle, voulait dire beaucoup car elle avait le pressentiment que ce drôle de bonhomme manigançait quelque chose. Et son pressentiment la trompait rarement.

     

                  L'homme posa une bourse de cuire sur la table. Lyäna la prit et regarda à l'intérieur.

     

                - Je vois que vous êtes un homme raisonnable, le remercia-t-elle.

                Et elle partit. Elle avait d’autres choses à faire… Elle marchait depuis déjà une dizaine de minutes lorsqu'elle tourna dans une ruelle, qui serait passée inaperçue aux yeux de n’importe qui, et entra dans l’arrière-boutique d’un magasin de plantes pour potions.

                Lyäna traversa la petite pièce encombrée de bocaux contenant des herbes séchées. Et monta les escalier menant à la boutique. Elle toqua à la porte. Un grognement lui répondit avant d’ouvrir. Un joyeux « j’arrive ! » lui répondit. Quelques secondes plus tard, un jeune homme ouvrait la porte. Brun, les yeux d’un doré époustouflant, il avait un visage d’ange. Mais, malgré son apparence, Lyäna le détestait plus que tout.

     

                - Coucou Lyäna ! s'exclama-t-il.

                - Len ! Combien de fois vais-je devoir te répéter de m’appeler Théa ?

                - OK ! OK ! Du calme ! Bon, qu’est-ce qu’il te faut cette fois ?

                - Je n’ai plus de teinture châtain pour mes cheveux. Il me faut aussi un autre sort pour dissimuler la véritable couleur                 et forme de mes yeux, dit-elle. Et est-ce qu’il te resterait par hasard ce poison très efficace dont ton oncle Bredal le secret ?

                - Mouais… Je vais te chercher tout ça.

                Il la contourna pour aller fouiller dans le désordre derrière elle. Au bout de quelques minutes, il revint avec deux petites bouteilles et un bracelet.

                - Bon, c’est comme d’habitude. Voici la teinture et le poison, indiqua-t-il en lui donnant les bouteilles. Et le sort pour tes yeux. C’est le même que celui que te fourni mon oncle, tu mets le bracelet et tes yeux deviennent marrons.

                - OK ! Merci ! Je te dois combien ? lui demanda-t-elle.

                - Ça fait une pièce d’or et trois d’argent.

                - Si chère ? s’exclama-t-elle.

                - Ce poison n’est pas des plus faciles à préparer et il est rigoureusement interdit à la vente donc, je ne te le laisse pas pour une bouchée de pain.

                - Ne me dit pas que Bredal se  souci des lois !

                Il lui fit un clin d'oeil auquel elle répondit par un soupir exaspéré.

                Elle mit la main dans sa poche et en ressortit la somme demandée pour la donner au vieil homme. Celui-ci sourit et la remercia. Lyäna s’apprêtait à sortir lorsqu’il lui dit :

                - Et, un homme te cherche. Il connaît ton vrai nom et t’attend à l’auberge du port.

                Lyäna fronça les sourcils. Personne à part lui et les elfes qui la côtoyait avant l’Accident ne connaissait sont vrai nom…


  • Commentaires

    1
    Lundi 1er Juin 2015 à 18:10

    Pour les fautes, je les ais corrigées en modifiant ton article. Ça va plus vite. u_u'

    Sinon, chapitre assez sympa, quoique un peu court. Tu devrais essayer d'écrire plus (je dirais 1200 mots à peu près pour ce chapitre. C'est pas terrible)

    Donc, tu pourrais couper tes chapitres en deux pour en faire des plus intéressants.

    Parce que c'est bien de mettre du suspens, mais couper l'herbe sous le pied, c'est pas sympa.

    Voilà pour le commentaire un peu constructif ! ^^

    2
    Lundi 1er Juin 2015 à 18:41

    OK ! Merci pour les fautes !

    Pour le chapitre un peu court, je ne pouvais pas continuer à écrire car là, on va remonter dans le temps. Or, ce sera long.

    3
    Lundi 1er Juin 2015 à 18:42

    C'est mieux que ce soit long, au contraire !

    4
    Lundi 1er Juin 2015 à 18:46

    Oui, je sais mais si j'avais aditionné à celui-ci, ça aurai été trop long...

    5
    Lundi 1er Juin 2015 à 18:50

    Non ! Un chapitre n'est JAMAIS trop long. u_u

    6
    Lundi 1er Juin 2015 à 18:55

    Mouais...

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