• Les Maîtres-Dragons à la 1° personne

    Et voici à la 1° personne :

                - Elìnwë !

                Au milieu de la foule du marché, une femme criait :

                - Elìnwë !

                Soudain cette femme aperçut un jeune garçon qui entrait dans une ruelle. Elle se fraya un chemin parmi les passants et rattrapa le jeune homme.

                - Aragòn ! L'interpella-t-elle. Ne saurait-tu pas où est Elìnwë par hasard ?

                - Non madame Tal'wì, répondit ledit Aragòn.

                - Oh ! Tant pis … Merci quand même …

                - Moi je sais où elle est ! L'interrompit un jeune homme qui s'était placé à côté d'Aragòn et avait écouter toute la conversation.

                - Tu sais où est Elìnwë, Lòmion !?! Tu sais vraiment où elle est !?! Reprit madame Tal'wì avec espoir.

                - Elle est à la grotte de la montagne, comme d'habitude, lui assura le jeune Lòmion.

                - J'aurai dû m'en douter … Merci Lòmion !!! La remercia la femme.

                Et elle partit en direction de la montagne

    . 

    Chapitre 1 

    Un Maître d'escrime

     

                Comme à mon habitude, je m'étais retirée seule dans la grotte.

                Cette grotte était placée sur le flan Est de la montagne qui surplombait le village. A l'entrée, la grotte ressemblait à toutes les autres grottes. Mais plus on avançait vers le fond, plus les parois brillaient. La roche était en faite constellée de millions de petits morceaux de verre qui reflétaient la lumière. Cette grotte était surnommée la Grotte aux Mille Eclats.

                J'étais assise face à l'endroit où les morceaux de verre brillaient le plus. Je me contemplais dans une flaque d'eau, à mes pieds. Le reflet de l'eau me renvoyait l'image d'une jeune elfe au cheveux bleus, aux yeux de reptile, couleur cristal aux pupilles verticales, et aux oreilles en pointes.

                 C'était à cause de mes yeux cristal et de mes cheveux anormalement bleus que j'étais rejetée par la plupart des elfes. Habituellement, ils avaient chevaux argentés et les yeux verts. Seuls ma mère, Aragòn et Lomiòn avaient su faire abstraction de mon apparence.

                 Une femme entra dans la grotte. Cette femme n'était autre que ma mère, madame Tal'wì.

                Ma mère ressemblait aux autres elfes : elle avait les yeux verts et les cheveux argentés.

                - Ah ! Elìnwë, tu es là ! J'ai cru que je ne trouverai jamais !!! s'exclama-t-elle.

                 - Coucou maman … Pourquoi me cherchait-tu au fait ? demandai-je.

                - Sur le marché, j'ai rencontré un homme qui dit être un Maître d'escrime et qui souhaiterait t'entraîner. Alors tu veux ou pas ?

                - C'est vrai !?! Il veut vraiment m'entraîner !?!

                - Bien sûr qu'il le veux vraiment sinon il ne m'aurait pas demandé, affirma ma mère avec amusement.

                - Oui oui oui !!!! Bien sûr que je veux !!! Quand est-ce que ça commencera ? m'empressai-je de demander.

                - Il est à la maison. Il voudrait te voir, précisa-t-elle.

     

    *

    *   *

     

               J'avais toujours aimée l'escrime, certes je n'étais pas très forte mais j'avais quelques bases. C'est pourquoi, lorsque ma mère m'avait proposé de prendre des cours avec un Maître, j'en avais sauté de joie.

                Mais maintenant, je n'étais plus aussi sûre de moi. Le vieil homme qui était attablé devant moi n'avait rien d'un Maître d'escrime. C'était un vieillard, il avait un visage creusé de ride à moitié caché par une longue barbe qui lui allait jusqu'aux genoux. Son nez était crochu, ses yeux bleus et pétillants étaient cachés derrière de petites lunettes rondes. Il était vêtu d'une sorte de tunique. En bref, il n'avait rien d'un Maître d'escrime.

                Mais le soi-disant Maître se tourna vers moi et je dus interrompre le fil de mes pensées.

                - Dit-moi jeune fille, pourrait-tu me montrer tes capacités à l'escrime ?

                Bizarrement, sa voix était vive et forte, tout le contraire de ce que je pensais.

                - Euh … oui bien sûr, répondis-je.

                - Très bien, alors suit-moi !

                Je suivis le vieil homme qui m'emmena à l'arrière de la maison. Ce dernier ramassa deux bâtons de la taille d'une épée, m'en donna une et se mit en garde. Le fait que ce vieillard arrive à porter ce gros bâton à bout de bras me stupéfia.

                - Et bien alors attaque moi !!!

                Quoi, il voulait que je l'attaque ! Mais elle allait le réduire en charpie !

                - Bon tu y vas oui ou non ! s'emporta le vieil homme.

                Bon, puisque il insistait, autant lui faire plaisir. Ce serait tant pis pour lui.

                Sur de pouvoir battre le vieil homme avec mes maigres capacités, j'attaquai. Mais mon adversaire arrêta le coup. Bon à vrai dire, je n'avais pas commencé très fort. Je continuais d'attaquer mais le vieillard arrêtait tous mes coups. Puis, ce fut à lui d'attaquer. Je fus surprise de la force de ces assauts. Il accéléra la cadence, me faisant encore et toujours reculer. Puis alors que mon adversaire exécutait une dernière attaque, je tombais.

                Le vieil homme m'avait battu, je n'arrivait pas à le croire. Ce vieil homme, que j' avait cru pouvoir se casser au moindre coup de vent m'avait battu ! Mais ce n'était pas possible !!!

                - Il ne faut jamais se fier à l'apparence de ses adversaire, me dit-il. Mais tu feras une bonne élève, je reviendrai dans quelques jours. En attendant, essaie de mettre plus d'énergie dans tes assauts. Et au fait, je m'appelle Adanedhel.

                Et il parti.

     

    *

    *   *

     

                Durant les jours qui suivirent, Adanedhel ne revint pas me voir.

                Je passais maintenant mes journées à me battre à l'épée. Essayant encore et toujours de mettre de la puissance dans mes assauts.

                Le matin, je commençais par un échauffement rapide : un quart d'heure de jogging, des étirements et dix pompes. Puis je prenais mon bout de bois et revoyais en vitesse tout ce que je connaissais. Enfin en vitesse, c'était déjà l'heure du repas.

                Après avoir mangé, je reprenais mes efforts pour mettre, comme mon nouveau Maître me l'avait dit, de la puissance dans mes coups. Ce n'était pas aussi facile que ça pouvait en avoir l'air et lorsque le soir venait, j'étais affamée et épuisée.

                Une fois dans sa chambre, je méditais quelles minutes sur mes progrès et m'endormais.

                Et puis un jour, alors que je étais encore en train de m'entraîner, Adanedhel revint. Il portait, comme à notre dernière rencontre, une longue tunique.

                Lorsqu'il me vit, il s'approcha et me dit.

    -        Ah ! Elìnwë, je te trouve enfin !

     

    Chapitre 2 : 

    Un endroit pour s'entraîner

     

                Je marchais en compagnie d'Adanedhel dans la forêt. Mon Maître voulait me montrer un endroit qui devrait me plaire. Je slalomais entre les arbres, guidée par le vieil elfe.

    -        Regarde, me dit mon Maître.

    -        Quoi ? demandai-je en ne voyant rien de particulier.

    -        Devant toi, entre les arbres.

                Devant moi … Je n'apercevais rien d'autre qu'une simple petite clairière à une centaine de mètres ! Or, cette clairière n'avait rien de spécial … Non, ce n'était sûrement pas ce que mon Maître voulait me montrer.

                Je m'approchais. En regardant mon Maître, je compris que c'était bien cela qu'il souhaitait me montrer. En m'approchant encore, je découvris que ce n'était pas une simple petite clairière !

                Elle était bien plus grande que ce à quoi on s'attendait avec deux cent mètres de diamètre, entourée de chênes centenaires au feuillage verdoyant. Dans chaque arbres, un petit trou avait été creusé contenant chacun une arme différente. Seule une demi-douzaine de chêne n'avait pas été troué. À la place, de magnifiques cibles y étaient accrochées.

                J'attrapai une arme. C'était une épée. Pas une simple épée de soldat comme on pouvait en trouver partout. C'était un vrai chef d'oeuvre ! Sa garde finement ciselée était en bois d'hêtre et le pommeau était garni de minuscules diamants qui brillaient de mille feux. Quand à sa lame, elle était faite d'un étrange acier qui semblait absorber la lumière. Etonnament, l'arme était aussi légère qu'un simple petit morceau de bois.

     

                J'étais époustouflée.


  • Commentaires

    1
    Jeudi 18 Décembre 2014 à 22:32

    Je pense que la 3 eme personne est mieux pour le récit ^^

    2
    Lundi 22 Décembre 2014 à 14:18

    Ok merci !!!

    3
    Lundi 22 Décembre 2014 à 19:36

    De rien Hihi ! ^^

    4
    Mardi 23 Décembre 2014 à 12:17

    ^^

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :